Le secteur TIC produit les biens et services qui permettent la numérisation de l'économie. Ce sont des produits qui interviennent soit comme biens d'équipement, soit comme consommations intermédiaires du système productif, soit comme biens durables des ménages. Le secteur "non-TIC" regroupe toutes les autres activités, c'est à dire les activités qui se numérisent grâce aux biens et services issus du secteur TIC. Cette délimitation est obligatoirement délicate, à la fois pour des raisons conceptuelles et des raisons opérationnelles.
Sur le plan conceptuel, il apparaît délicat dans un certain nombre de cas de discriminer les produits selon qu'ils concourent à la numérisation ou selon qu'ils résultent de la numérisation. S'il apparaît facile de dire que la production d'une automobile dotée d'équipements de régulation électronique ne doit pas appartenir au secteur des TIC, la question est plus délicate pour des productions et des services qui se situent à la frontière des deux mondes. C'est notamment le cas des produits éditoriaux (écrits et audiovisuels), largement numérisés aujourd'hui, voire dématérialisés, produits informationnels s'il en est, que nous classons dans le secteur non-TIC : produits de consommation finale, ils nous semblent affectés comme le reste de l'économie par le processus de numérisation, mais ne nous paraissent pas devoir être rangés dans la catégorie des produits concourant à la numérisation. Selon cette approche, on pourrait alors dire que les services de réseaux de télécommunications sont le résultat de la numérisation de réseaux de transport de l'information préexistants (la poste par exemple) et devraient donc appartenir au secteur non-TIC : leur classement dans le secteur des TIC apparaît toutefois plus naturel, leur implication dans le processus de numérisation étant tout à fait majeur.
Le secteur des TIC regroupe donc celles des activités qui produisent des biens et services supportant le processus de numérisation de l'économie, c'est à dire la transformation des informations utilisées ou fournies en informations numériques, plus facilement manipulables, communicables, stockables, restituables etc.
L'OCDE a retenu une délimitation du secteur des TIC que nous reprendrons largement à notre compte ici, d'une part parce qu'elle représente un compromis tout à fait acceptable, d'autre part, parce qu'elle conditionne les indispensables comparaisons entre pays.
Selon cette délimitation, le secteur des TIC comprend principalement les secteurs suivants :
les secteurs qui produisent des biens d'équipement et des biens durables électroniques, c'est à dire les biens bureautiques et informatiques, les équipements de réseaux et les biens d'automatisme et de contrôle nécessaires dans les processus industriels, ainsi que l'électronique grand public et le secteur des composants ;
le secteur des services de télécommunications ;
le secteur des services informatiques, regroupant à la fois ce qui est conseil et ingénierie, réalisation de logiciels, traitement de données et bases de donnés ;
les secteurs qui assurent le commerce, la location et la maintenance des biens et services précédents.
• Webmasters : proposez vous aussi le dictionnaire d'aLaide.com sur votre site
et augmentez ainsi le contenu, les visiteurs et les revenus de votre site.
Cliquez-ici pour plus d'informations.